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Après 70 ans

Après 70 ans, les besoins se déplacent une seconde fois

Le contrat ajusté au moment de la retraite ne l'est plus forcément dix ans plus tard. Ce ne sont plus les mêmes postes qui pèsent, la cotisation a continué de monter, et une question revient toujours : est-il encore possible de changer ? La réponse est oui.

  • Oui, on peut changer de mutuelle à 70, 80 ou 90 ans
  • Les postes qui prennent le dessus : audition, hospitalisation, aide au retour
  • Ce qui ne sert plus et continue d'être facturé

Oui, vous pouvez encore changer

C'est la première question posée, et la crainte est compréhensible : à cet âge, on redoute d'être refusé, ou de repartir avec un tarif dissuasif à cause de son état de santé.

En complémentaire santé individuelle, les contrats dits solidaires — qui représentent la quasi-totalité du marché — interdisent à l'organisme de subordonner l'adhésion à un questionnaire médical et de moduler la cotisation selon l'état de santé. Votre dossier médical ne peut donc motiver ni un refus ni une majoration individuelle.

Ce qui reste, en revanche, c'est la tarification par âge : le tarif d'entrée à 78 ans n'est pas celui de 62 ans, chez le nouvel organisme comme chez l'ancien. La comparaison se fait donc à âge égal, entre ce que vous payez aujourd'hui et ce que vous paieriez ailleurs, pas entre votre tarif d'il y a quinze ans et un tarif d'appel.

Les postes qui prennent le dessus

À 60 ans, les trois postes lourds sont le dentaire, l'audition et l'hospitalisation. Après 70, la hiérarchie bouge.

  • L'audition passe souvent en tête. Un appareillage se renouvelle périodiquement, et le panier 100 % Santé de classe I couvre intégralement des équipements de bonne facture — encore faut-il savoir qu'il existe et le demander à l'audioprothésiste
  • L'hospitalisation devient plus fréquente et plus longue. Ce n'est plus tant le dépassement d'honoraires qui compte que le forfait journalier, dû pour chaque nuit, et la chambre particulière, jamais remboursée par l'Assurance maladie
  • Les soins de suite et l'aide au retour à domicile après une hospitalisation apparaissent dans certains contrats sous forme de services : portage de repas, aide-ménagère, garde de nuit. C'est peu regardé au moment de souscrire, et très utile au moment où ça sert
  • Les transports sanitaires deviennent réguliers pour un suivi chronique. Ils sont pris en charge par l'Assurance maladie sur prescription, mais avec une franchise par trajet que la complémentaire n'a pas le droit de rembourser

Ce qui ne sert plus et se paie encore

L'inverse est tout aussi vrai, et c'est là que se trouve presque toujours la marge. Les formules « tout compris » souscrites vingt ans plus tôt continuent de facturer des garanties devenues sans objet.

La maternité, l'orthodontie, parfois des forfaits de médecines douces à plusieurs séances jamais consommées, ou un niveau optique très élevé alors que le renouvellement des lunettes est réglementairement espacé. Aucune de ces lignes ne vous sera jamais utile, et chacune pèse sur la cotisation.

Une analyse sérieuse à cet âge consiste presque toujours à retirer beaucoup et à renforcer deux ou trois postes. Le résultat est fréquemment une couverture meilleure là où elle sert, pour un montant qui ne bouge pas — voire qui baisse.

La question du délai d'attente

C'est le point technique qu'il faut vérifier avant de signer quoi que ce soit à cet âge. Certains contrats appliquent un délai pendant lequel une garantie n'est pas encore ouverte après l'adhésion — fréquemment sur le dentaire prothétique ou l'optique.

Cela n'a rien d'illégal, mais cela peut poser un vrai problème quand une couronne est déjà prévue. Le devis en main, on vérifie que la garantie sera ouverte à la date des soins. Si elle ne l'est pas, on décale le changement, ou on choisit un contrat sans délai sur ce poste.

Prendre le temps, et pas seul

À cet âge, un contrat mal choisi ne se rattrape pas en trois clics, et les sollicitations téléphoniques sont nombreuses. Nous ne travaillons pas de cette façon : vous choisissez l'heure de l'appel, l'étude vous est remise par écrit, et vous pouvez la relire à tête reposée ou la faire lire à un proche.

Dans le Pas-de-Calais, un conseiller peut se déplacer chez vous, contrat sur la table. C'est souvent la formule la plus confortable pour parcourir un tableau de garanties ligne par ligne.

Écrit par Ethan Garcin, conseiller en complémentaire santé

Mandataire d'intermédiaire en assurance, immatriculé à l'ORIAS sous le n° 26005966 — vérifiable sur orias.fr. J'accompagne des particuliers, des familles, des indépendants et des retraités dans le choix de leur complémentaire santé. Partout en France, par téléphone ou en visio.

Page mise à jour le 16 août 2026.

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